vendredi 22 décembre 2006

 

Terrain glissant



J'avais pourtant été prévenue par le taxi qui est venu chercher tardivement Gabrielle ce matin: il y avait du verglas...

J'habite dans un village, un peu à l'écart, et notre rue fait partie des dernières qu'on sale ou autre traitement anti-verglas ou neige.

Donc, un peu à la bourre ce matin( je travaillais à la boutique), me voici partie quasiment derrière le taxi; j'avais pris mes précautions, dégelé ma titine, mis le chauffage et tout le tralala.

Or donc, je descend la côte qui situe ma maison à 15 mètres au-dessus de la rue (pratique par mauvais temps...), tourne tranquillement et me rappelle le conseil du taxi; je reste bien à trente à l'heure, c'est la vitesse limite de ma rue (j'avoue à ma grande honte que parfois, hein, j'écrase un peu plus le champignon)

Bien m'en a pris, puisque 150m plus loin, voilà titine qui se met à chasser; la gourde de service (moi) ne trouve rien de mieux que d'essayer de redresser, en vain. Pire, je freine un bon coup. A partir de ce moment-là, je n'ai plus rien contrôlé et j'ai carrément tout lâché, accélérateur, frein, volant, tout en me disant" j'ai ma ceinture, ça ira peut-être pour les tonneaux"

J'ai atterri dans le fossé, calé, et la première chose (stupide) que j'ai faite a été de ramasser une paire d'aiguilles à tricoter qui était tombée de mon sac! Puis, j'ai eu la bonne idée de couper le contact.

Vous me croierez si vous voulez, mais j'ai d'abord, avant de faire quoique ce soit, rangé tous les objets répandus hors de mes sacs, avant de me mettre à trembler dans mon fossé.

Dieu merci, la route est peu passagère et il n'y avait personne pendant mes divers zigzags et le fossé est peu profond.

Je me suis dit que j'allais essayer de redémarrer, ce que titine a fait du premier coup, puis j'ai réussi à me hisser sans trop de mal sur la route. J'ai guetté les divers voyants, mis les feux de détresse et suis sortie voir si titine avait du mal (j'ai mis du cambouis sur mon pantalon par la même occasion)

J'ai appelé C&T sur son portable, en ayant l'impression d'être dans le sirop...puis belle-maman pour lui dire de ne pas prendre cette route pour aller faire ses courses et de passer plutôt par le village.

Je me suis enfin décidée à repartir, toute tremblante, pour arriver au magasin pile poil à l'heure et me faire réconforter par le gentil facteur qui dessert la boutique et qui apportait le courrier au même moment. J'ai failli pleurer dans son giron, mais ça la fichait mal (il pourrait être mon fils, zut), me suis retenue et les clientes sont arrivées en masse, ce qui m'a permis de me reprendre un peu.

C&T m'a appelé plusieurs fois, ma petite soeur aussi, et moi, je vais faire un tour au garage cet après-midi pour "bilanter" titine, qui a été aussi secouée que moi.

PRUDENCE SUR LA ROUTE!!!!!


Comments:
Oh, Simonne !
Cela me fait frisonner.
Dieu merci, vous êtes en un morceau.
Il m'est arrivé quelque chose de comparable, il y a quelques années, à la même époque.
 
Oui, j'ai eu de la chance. Mais les réactions, les pensées qu'on a dans ces moments là sont vraiment bizarres....
 
Oui. Moi, je me suis vue mourir et je me suis dit : "tant pis !"
 
ouf !heureusement plus de peur que de mal !
 
Pas mal au cou/au dos? Ce soir, ibuprofene, un bain, et au lit!
 
j'aime le réflexe, ma soeur, du rangement avant de trembler - je réprouve la retenue finale ! quoi de mieux qu'un fils dont on n'est pas responsable pour sécher des larmes gentiment, simplement
 
Cette histoire de rangement me parait vraiment stupide a postériori; mais il faut croire que c'était le choc...
 
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